La Turquie continue de chuter au classement des pays qui respectent la liberté de la presse

30 avril 2026

La Turquie continue de chuter au classement des pays qui respectent la liberté de la presse

La liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, alerte jeudi Reporters sans frontières, pointant une dégradation générale. La Turquie, déjà régulièrement épinglée, dégringole encore de quelques places cette année.

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Istanbul occupe la 163e place du classement de la liberté de la presse, publiée jeudi 30 avril par Reporters sans frontières (RSF). La Turquie est le pays le plus mal classée parmi ses voisins. Il se place notamment derrière l'Irak et loin, désormais, de la Syrie qui remonte à la 141e place. Au pays de Recep Tayyip Erdogan, il est de plus en plus difficile de faire son métier de journaliste.

La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, alerte Reporters sans frontières

RSF estime que plus de 90% des médias sont sous la coupe du pouvoir. Ce dernier n'a cessé ces derniers mois de suspendre, saisir ou infliger de lourdes amendes à des chaînes critiques. Il s'agit de l'une des méthodes utilisées pour obtenir leur docilité : étrangler financièrement, une pression économique qui complète les pressions judiciaires et policières, les plus graves. Les motifs d'arrestations les plus vagues ne cessent de s'élargir : insulte au président, trouble à l'ordre public ou collusion avec des organisations terroristes.

La situation s'est particulièrement dégradée depuis 2022 et le vote d'une loi censée lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Elle est désormais de plus en plus utilisée pour bâillonner la presse. Plus de 115 enquêtes ont été lancées contre des journalistes au titre de cette seule loi ces derniers mois.

Liberté de la presse aux Etats-Unis : RSF dénonce "l’ampleur du dispositif mis en place par Donald Trump pour essayer de contrôler l’information"

Le cas de Ismail Ari, un journaliste du quotidien Bir Gün , incarcéré depuis 39 jours maintenant, est emblématique. Ce journal reste l'un des très rares à oser lever le ton contre le pouvoir. Ismail Ari a mené des enquêtes qui ont éclaboussé des proches du président Erdogan, voire son entourage familial. Il travaille notamment sur la corruption au sein des institutions publiques et des fondations religieuses coraniques.

Trente-trois enquêtes visent Ismail Ari, désormais derrière les barreaux pour l'une de ses publications sur les privilèges accordés à une école coranique où Erdogan a fait ses études et qui porte son nom. Ismail Ari continue à écrire chaque jour depuis sa cellule par l'intermédiaire de ses avocats et son journal publie ses notes. Dans l'une des dernières, il raconte sa rencontre avec un enseignant également incarcéré. "Un journaliste et un professeur agrégés devisent dans la cour de promenade de la prison", écrit-il : l'image de la Turquie d'aujourd'hui, où les plumes libres passent de plus en plus de temps dans les commissariats et tribunaux pour tenter de se défendre, au détriment de leur travail de terrain. La situation risque de se durcir encore à l'approche des élections présidentielles prévues au plus tard en 2028.

Dans cette nouvelle édition du classement de RSF, le taux de populations vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est "bonne" a plongé, passant de 20% à "moins de 1%". Seuls sept pays du nord de l'Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. La France se classe 25e ("situation plutôt bonne").

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Source: www.franceinfo.fr

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Source: World News API

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