Gaz : les factures des ménages pourraient flamber de plus de 50% d’ici 2030
30 avril 2026

Selon une étude européenne, les Français chauffés au gaz pourraient voir leurs factures grimper de 43 à 53% d’ici 2030, sous l’effet des taxes carbone et du coût du réseau supporté par moins d’usagers. Les factures de gaz pourraient fortement augmenter dans les prochaines années. En plus des hausses liées aux crises géopolitiques (+15% en moyenne en lien avec la crise au Moyen-Orient), d’autres facteurs devraient entraîner une hausse sensible des prix. Selon une étude publiée par le Bureau européen des unions de consommateurs, les Français qui se chauffent au gaz, soit 37% des ménages, pourraient voir leurs factures grimper de 43 à 53% d’ici 2030. Parmi les principales raisons avancées : le coût du réseau. La consommation de gaz devrait baisser dans les prochaines années, mais l’entretien des infrastructures devra être supporté par un nombre plus réduit d’usagers. Accélérer la décarbonation Cela pourrait représenter environ 300 euros par an...
Selon une étude européenne, les Français chauffés au gaz pourraient voir leurs factures grimper de 43 à 53% d’ici 2030, sous l’effet des taxes carbone et du coût du réseau supporté par moins d’usagers.Les factures de gaz pourraient fortement augmenter dans les prochaines années. En plus des hausses liées aux crises géopolitiques (+15% en moyenne en lien avec la crise au Moyen-Orient), d’autres facteurs devraient entraîner une hausse sensible des prix.Selon une étude publiée par le Bureau européen des unions de consommateurs, les Français qui se chauffent au gaz, soit 37% des ménages, pourraient voir leurs factures grimper de 43 à 53% d’ici 2030. Parmi les principales raisons avancées : le coût du réseau. La consommation de gaz devrait baisser dans les prochaines années, mais l’entretien des infrastructures devra être supporté par un nombre plus réduit d’usagers.Accélérer la décarbonationCela pourrait représenter environ 300 euros par an pour les ménages concernés. À cela s’ajouteront de nouvelles taxes à partir de 2028, avec un objectif affiché : accélérer la décarbonation. Une trajectoire évidemment souhaitable, explique Thierry Bros, expert des questions d’énergie, mais qui relève aussi d’un choix politique."Le politique européen dit : 'il faut que ce soit décarboné à tout prix.' Donc l’Union européenne a décidé qu’à partir du 1er janvier 2028, si vous vous chauffez au gaz chez vous, vous aurez à payer vos émissions de CO2. Donc cela va renchérir le coût de ces énergies-là. C’est pour cela que je dis que c’est une vision politique", explique-t-il. Pour les associations françaises de consommateurs, comme la CLCV ou l’UFC-Que Choisir, la priorité est donc d’accélérer la sortie du gaz pour protéger les ménages. Elles plaident aussi pour un accompagnement renforcé des particuliers, afin de leur permettre d’effectuer ces changements à moindre coût.
Source: www.europe1.fr