Consommation. L'inflation de retour, PIB resté stable au premier trimestre… l’économie française à la ...

30 avril 2026

Consommation. L'inflation de retour, PIB resté stable au premier trimestre… l’économie française à la ...

L'économie française a stagné au premier trimestre, tandis que la hausse des prix a accéléré à 2,2 % en avril, selon l'Insee.

Le Produit intérieur brut (PIB) de la France est resté stable au premier trimestre, a annoncé jeudi l'Insee dans une première estimation, une mauvaise surprise sans lien avec la guerre au Moyen-Orient , tandis que celle-ci a en revanche de premiers effets notables sur l'inflation.

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an en avril, après une hausse de 1,7% en mars, qui s'explique par une forte accélération des prix de l'énergie, détaille l'Insee dans une estimation provisoire, avant la publication des résultats définitifs le 13 mai. Cela représente un bond de 1,4 point par rapport à avril 2025, quand l'indice des prix à la consommation s'établissait à 0,8 %.

Si l'Insee s'attendait à ce que la flambée des cours des hydrocarbures se traduise par un « net regain d'inflation » qui « franchirait les 2 % au cours du printemps », elle tablait plutôt sur 1,8 % en avril dans sa note de conjoncture de mars, soit 0,4 point de moins que le chiffre annoncé jeudi. L'inflation en avril est même supérieure à la prévision de l'Insee pour mai (2,1 %).

Elle s'explique principalement par la hausse des prix de l'énergie, et en particulier ceux des produits pétroliers, qui ont augmenté de 14,2% en avril sur un an, après une hausse de 7,4 % en mars, dans un contexte d'envolée des prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient. Sur un mois les prix à la consommation sont en hausse pour le troisième mois consécutif (+1 % en mars, et +0,6 % en février).

Cela s'explique par une augmentation des prix des services, notamment des transports et de l'hébergement, et surtout par une forte hausse des prix de l'énergie (gazole, essence et combustibles liquides en particulier). Les prix du tabac ou encore des produits manufacturés sont stables sur la même période.

L'Insee précise que les prix des services accélèrent légèrement sur un an, tandis que ceux de l'alimentation ralentissent. Et les prix des produits manufacturés baissent légèrement plus vite que le mois précédent. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, augmente de 2,5% sur un an en avril, après +2 % en mars. Sur un mois, il augmenterait de 1,2 % après 1,1 % en mars. Dans la zone euro, l'inflation a atteint 3 % en avril, selon une première estimation d'Eurostat, après 2,6 % au mois de mars.

Dans ce contexte inflationniste, l’activité économique française marque le pas. La croissance en France est restée nulle au premier trimestre, alors que plusieurs voisins européens font mieux : +0,3 % en Allemagne, +0,6 % en Espagne et +0,2 % en Italie.

En zone euro, la croissance économique, est, elle, tombée à 0,1 %, contre 0,2 % attendu. La croissance française déjoue les prévisions des grands instituts: la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours qu'elle avait atteint « jusqu'à 0,3 % » tandis que fin mars, l'Insee avait abaissé sa prévision initiale de 0,3 % à 0,2 %.

Finalement le PIB « marque le pas », remarque l'Institut national de la statistique (Insee), après avoir augmenté de 0,2 % au quatrième trimestre 2025 et de 0,9 % en 2025. La différence entre les prévisions et le résultat tient beaucoup à un repli de la construction (-1,5%) qui n'avait pas été anticipé, affectant particulièrement les travaux publics. Cela peut être « lié au cycle électoral », remarquait jeudi auprès de la presse Marie Leclair, cheffe du département des Comptes nationaux à l'Insee, car on entame peu de travaux les années d'élection.

Au total, la contribution de la demande intérieure (hors stocks) à la croissance du PIB est nulle ce trimestre, celle du commerce extérieur « fortement négative ». Ce sont les reconstitutions de stocks, particulièrement dans l'aéronautique, qui empêchent le PIB de baisser. Avec un tel trimestre, la prévision de croissance du gouvernement pour l'année 2026, de 0,9% et déjà révisée à la baisse de 0,1 point ce mois-ci pour tenir compte de la guerre, semble menacée.

Source: www.dna.fr

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The World Dispatch

Source: World News API

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