Colombie: la première conférence internationale pour sortir des énergies fossiles s'est achevée à Santa Marta
30 avril 2026

En Colombie, la première conférence internationale sur les énergies fossiles s'est achevée à Santa Marta. Après une dernière assemblée plénière mercredi 29 avril, dans l'après-midi, les 56 pays invités…
En Colombie, la première conférence internationale sur les énergies fossiles s'est achevée à Santa Marta. Après une dernière assemblée plénière mercredi 29 avril, dans l'après-midi, les 56 pays invités et la Colombie ont annoncé plusieurs grands points : la création d’un panel de scientifiques dédié à la sortie des énergies fossiles, le développement de feuilles de route par chaque pays pour planifier sa transition énergétique, et l’analyse des obstacles financiers, notamment la dette et les subventions aux énergies fossiles.
Publié le : 30/04/2026 - 08:54 Modifié le : 30/04/2026 - 08:58
Avec notre correspondante à Santa Marta, Najet Benrabaa
« Le futur, mes collègues, est sans fossiles, ni dans les énergies, ni en politique. » C’est avec ces mots que la ministre colombienne de l'environnement, Irene Velez Torres, a conclu, sous les applaudissements la conférence de Santa Marta . Un ton volontairement décomplexé qui a plu à Andrea Cardoso, professeur à l'université du Magdalena et spécialiste de l'industrie du charbon. Elle fait partie du panel scientifique créé pour l'événement.
« C'est un bon début, avec de très bonnes énergies, et de très bonnes intentions de collaborer entre les pays et entre différents délégués. Le but n’était pas de négocier quelque chose, contrairement à la COP. Nous voulons continuer à travailler sur le sujet. L’enthousiasme partagé ici a été contagieux. »
L'enjeu désormais, c'est de transformer cet élan en actes. Et c'est précisément ce qu'espère Alexandre Naulot, responsable du plaidoyer européen du Traité de non-prolifération des énergies fossiles. « La prochaine conférence sera accueillie par le Tuvalu, co-accueillie par l'Irlande. Et surtout, le Tuvalu est membre des discussions relatives aux traités. On espère que le Tuvalu, ainsi que les 17 autres pays qui participent aux négociations sur le traité, mettent au cœur de cette conférence la question d'un nouveau traité. »
1 500 participants, 5 jours de débats, une vingtaine d'événements parallèles. Santa Marta a tenu son rang. Les mots sont posés. Reste à leur donner corps — d'ici 2027 et au-delà. Pour l'envoyé chargé du climat et de l'énergie pour la France, Benoît Faraco, le bilan de cette conférence est positif. « Moi, j'ai senti ici un vrai vent d'enthousiasme dans des négociations climat qui sont parfois difficiles et tendues - parce qu'on n'est pas tous d'accord. Et là, on a des gens qui ont envie de travailler ensemble. Et ça fait souffler aussi un vent d'optimisme sur les négociations climat », témoigne-t-il.
L'envoyé chargé du climat et de l'énergie pour la France veut voir les choses de façon positive. « Les scientifiques qui étaient là nous ont rappelé qu'on était à deux doigts de rater les objectifs de l'accord de Paris. On pourrait être un peu déprimé, mais l'accord de Paris a 10 ans (...) Il y a 10 ans, l'énergie la moins chère pour apporter des réponses au développement économique, c'était le charbon. Aujourd'hui, c'est le solaire. C'est formidable. En fait, investir maintenant dans les énergies renouvelables, ça va permettre de faire des économies plus tard. »
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Source: www.rfi.fr