Croissance : la consommation des ménages repart à la hausse et le PIB a été stable au premier trimestre 2026, annonce l’Insee

30 avril 2026

Croissance : la consommation des ménages repart à la hausse et le PIB a été stable au premier trimestre 2026, annonce l’Insee

L’Insee annonce une croissance nulle au premier trimestre 2026 tandis que l’inflation grimpe à 2,2 % en avril. La guerre contre l’Iran impacte l’économie française avec la chute des exportations et la hausse des cours du pétrole.

Au premier trimestre, l’économie française montre des signes de ralentissement dans un contexte international incertain, marqué notamment par la guerre en Iran qui impacte les prix de l’énergie. Les premières estimations publiées par l’Insee ce jeudi 30 avril montrent une activité globalement stable. Le fait marquant de ces données est l’inflation qui a bondi à 2,2 % en avril en France.

La hausse des prix à la consommation s’explique par une forte accélération des prix de l’énergie, détaille l’Insee. Cela représente un bond de 1,4 point par rapport à avril 2025, quand l’indice des prix à la consommation s’établissait à 0,8 %.

Les prix de l’énergie, et en particulier ceux des produits pétroliers , ont augmenté de + 14,2 % en avril sur un an, après + 7,4 % en mars, dans un contexte d’envolée des prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Sur un mois les prix à la consommation sont en hausse pour le troisième mois consécutif (+ 1 % en mars, et + 0,6 % en février). Cela s’explique par une hausse des prix des services, notamment des transports et de l’hébergement, et surtout par une forte hausse des prix de l’énergie (gazole, essence et combustibles liquides en particulier).

Selon les chiffres de l’Insee, le PIB en France est stable au premier trimestre. Une mauvaise surprise qu’expliquent une demande intérieure « atone » et une contribution du commerce extérieur « fortement négative ».

Ce résultat semble montrer que l’économie était décevante dès avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février et va à l’encontre des prévisions des grands instituts : la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours que la croissance avait pu atteindre « jusqu’à 0,3 % » au premier trimestre tandis que fin mars, l’Insee avait abaissé sa prévision initiale de 0,3 % à 0,2 %.

Finalement le PIB « marque le pas », remarque ainsi l’Institut national de la statistique jeudi, après avoir augmenté de 0,2 % au quatrième trimestre 2025. La demande intérieure finale (hors stocks) « est atone », remarque l’Insee, avec une consommation des ménages qui « recule légèrement » (-0,1 % après + 0,4 % au quatrième trimestre) et l’investissement qui se replie (-0,4 % après + 0,3 %).

Au total, la contribution de la demande intérieure (hors stocks) à la croissance du PIB est nulle ce trimestre, après avoir apporté 0,4 point au quatrième trimestre 2025.

En revanche, les dépenses de consommation de biens des ménages en France rebondissent en mars sur un mois (+ 0,7 %) après un net repli en février (-1,4 %), selon l’Insee.

La consommation des ménages en biens se replie toutefois sur le premier trimestre 2026 (-0,6 % après + 0,4 % au quatrième trimestre 2025), en raison du net repli des dépenses en énergie du fait du gasoil, du gaz et de l’électricité (-2,3 % après + 0,5 % au quatrième trimestre 2025).

Les dépenses en énergie des ménages sont quasiment stables en mars sur un mois (+ 0,1 % après -1,4 % en février). Dans le détail, la consommation en électricité « se redresse légèrement », mais celle en gasoil se replie, explique l’Institut national de la statistique.

Sur un mois, cette stabilité s’observe également pour les dépenses de consommation alimentaires des ménages (-0,1 % après -0,6 % en février). Mais sur l’ensemble du premier trimestre, la consommation alimentaire est en repli, nuance l’Insee, un recul qui s’explique notamment par une forte baisse des achats de tabac (-3,5 % après -0,9 %).

Source: www.leparisien.fr

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The World Dispatch

Source: World News API

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