Pratique auto. Accident, accrochage : que faire si vous êtes victime d'un délit de fuite ?
30 avril 2026

Plus de 235 000 délits de fuite ont été recensés en 2022. En dix ans, leur nombre a bondi de 60 % ! Dans ces situations, l’absence ...
Plus de 235 000 délits de fuite ont été recensés en 2022. En dix ans, leur nombre a bondi de 60 % ! Dans ces situations, l’absence d’identification du responsable complique fortement les démarches et peut laisser les victimes seules face à leur indemnisation.
En dix ans, le nombre des délits de fuite après un accident ou un accrochage a augmenté de 60 %. Photo Adobe Stock
Selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, plus de 235 000 délits de fuite ont été constatés en 2022, soit un toutes les deux minutes. En dix ans, leur nombre a bondi de 60 %. Une tendance lourde, confirmée par l'assureur Léocare, qui observe de son côté une hausse de 20 % en cinq ans.
Derrière ces chiffres, une réalité plus brutale. L’accident ne s’arrête pas à l’impact, il se prolonge dans l’incertitude, l’absence d’identification du responsable et des démarches rendues souvent plus complexes. Dans de nombreux cas, les victimes doivent engager seules les procédures, avec peu d’éléments pour faire valoir leurs droits.
- Recueillir rapidement des témoignages. Comme pour un constat, il est recommandé d’avoir à disposition dans son véhicule un formulaire de témoignage prêt à être signé. Dans les faits, de nombreux témoins acceptent d’aider sur le moment mais ne donnent ensuite plus suite, rendant leur contribution inexploitable.
- Noter un maximum d’informations sur le véhicule en fuite, à commencer par la plaque d’immatriculation. Même partielle, cette information peut être précieuse pour les forces de l’ordre. Il est également indispensable de déposer plainte, une démarche possible dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie.
Contrairement à une idée reçue, un simple échange verbal entre conducteurs ne suffit pas systématiquement à exclure le délit de fuite dès lors qu’une personne tente de se soustraire à sa responsabilité.
- Utiliser une dashcam. Les images captées peuvent faciliter l’identification du véhicule et renforcer les preuves à disposition des enquêteurs.
Sur le plan assurantiel, la situation peut rapidement se complexifier. Dans tous les cas, l’assureur de la victime tente d’entrer en contact avec le conducteur en fuite et son assureur. Mais en l’absence de preuve formelle de son implication, si ce dernier ne répond pas ou conteste les faits, l’accident peut être requalifié en accident seul.
Une situation particulièrement pénalisante pour la victime, qui peut alors se voir appliquer une franchise, voire un malus. La double peine en quelque sorte...
Source: www.estrepublicain.fr