Le Sri Lanka a rapatrié 238 marins iraniens, dont les rescapés de l'IRIS Dena

17 avril 2026

Le Sri Lanka a rapatrié 238 marins iraniens, dont les rescapés de l'IRIS Dena

Le Sri Lanka a renvoyé chez eux 238 marins iraniens. Ils étaient bloqués sur l'île après un grave incident naval. Un de leurs navires est toujours à quai et son sort reste incertain.

Le Sri Lanka a rapatrié 238 marins iraniens. Ils étaient bloqués dans le pays après un grave incident maritime survenu début mars. Le groupe comprenait 32 rescapés du navire de guerre iranien IRIS Dena. Ce navire a été coulé par la torpille d'un sous-marin américain le 4 mars, au large du Sri Lanka. Les marins sont partis à bord d'un avion affrété en début de semaine. Cela met fin à un épisode diplomatique d'un mois qui a placé le Sri Lanka dans une position délicate.

L'IRIS Dena revenait de l'International Fleet Review 2026, un exercice naval organisé par l'Inde, lorsqu'il a été touché. La marine sri-lankaise a lancé une opération de sauvetage. Elle a secouru 32 rescapés et récupéré les corps de 87 membres d'équipage décédés. Les rescapés ont été hospitalisés, puis hébergés sur la base aérienne de Koggala. L'attaque a eu lieu dans la zone économique exclusive du Sri Lanka. Elle a amené un conflit lointain aux portes du pays et a fait plus de 100 morts.

Peu après le naufrage du Dena, un second navire iranien, l'IRIS Bushehr, a signalé des problèmes techniques. Il revenait des mêmes exercices navals et a reçu l'autorisation d'entrer dans les eaux sri-lankaises. Son équipage de 206 marins a été débarqué par mesure de sécurité. Ils ont été logés dans une base navale près de Colombo. Le vol de rapatriement comprenait ces 206 marins, ainsi que les 32 rescapés de l'IRIS Dena. Un petit groupe de l'équipage du Bushehr est resté au Sri Lanka. Il assure l'entretien du navire, qui est actuellement ancré dans le port de Trincomalee, à l'est du pays.

Pendant toute cette épreuve, le gouvernement sri-lankais a souligné son respect du droit maritime et humanitaire international. Le gouvernement du président Anura Kumara Dissanayake a déclaré que ses actions n'étaient pas un signe de soutien militaire. Il a précisé qu'elles étaient guidées par des principes humanitaires et les conventions internationales. Le gouvernement a accordé des visas de 30 jours aux marins et a veillé à leur bien-être pendant que leur retour était organisé. Cette position était un exercice d'équilibriste délicat. En effet, le Sri Lanka entretient d'importantes relations commerciales avec l'Iran et les États-Unis.

Ce rapatriement marque la fin d'un chapitre dans une situation géopolitique tendue qui s'est déroulée dans l'océan Indien. Selon les observateurs, la gestion de cette crise par le Sri Lanka a mis à l'épreuve sa politique étrangère de non-alignement. Le gouvernement a su gérer la pression. Il a refusé une demande américaine de faire atterrir des avions militaires. En même temps, il a fourni une aide humanitaire aux marins iraniens, renforçant ainsi sa position de neutralité. L'avenir de l'IRIS Bushehr, toujours à quai dans un port sri-lankais, n'a pas encore été décidé.

Source: hindustantimes

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The World Dispatch

Source: World News API