Chrétiens nigérians enlevés à Pâques : un élu américain promet le soutien de Washington
17 avril 2026
Le sort de 37 chrétiens nigérians, enlevés à Pâques, reste en suspens après 12 jours. Un élu du Congrès américain critique le gouvernement nigérian. Il assure que l'administration Trump soutiendra les otages.
Après une série d'attaques meurtrières qui ont endeuillé les célébrations de Pâques au Nigeria, le représentant Riley Moore de Virginie-Occidentale a pris un engagement. Les États-Unis n'abandonneront pas les communautés chrétiennes ciblées par les ravisseurs et les militants violents. Sa promesse de solidarité américaine arrive alors que des informations en provenance de la ceinture centrale du Nigeria confirment des dizaines de morts. Beaucoup d'autres personnes ont été enlevées pendant la Semaine sainte. Cette période religieuse s'est transformée en un temps de peur et de deuil. Ces violences, qui comprennent des attaques contre des églises et des villages dans des États comme Benue et Kaduna, sont attribuées à des militants peuls présumés et à d'autres groupes armés.
Les attaques de Pâques sont le dernier épisode d'une crise persistante de violences ciblées contre les chrétiens dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Des assaillants armés ont frappé plusieurs communautés. Selon les informations, plus de 50 personnes ont été tuées dans différents incidents. Certains ont eu lieu pendant les messes de Pâques. L'armée nigériane affirme avoir réussi des opérations de sauvetage. Mais les dirigeants locaux, comme l'Association chrétienne du Nigeria (CAN), contestent ces déclarations. Ils affirment que de nombreuses personnes enlevées sont toujours portées disparues. Selon les observateurs des droits de l'homme, attaquer pendant les grandes fêtes chrétiennes est devenu une stratégie récurrente pour les militants.
Le représentant Moore, un républicain de Virginie-Occidentale, défendait la liberté religieuse au Nigeria bien avant cette récente tragédie. Il a activement participé aux efforts du Congrès pour gérer la crise. Il a notamment coparrainé la loi de 2026 sur la liberté religieuse et la responsabilité au Nigeria. Cette loi exigerait que le secrétaire d'État américain fasse un rapport sur les efforts pour mettre fin à ces atrocités. M. Moore a déjà rencontré des responsables nigérians, comme le gouverneur de l'État du Plateau, pour discuter de la coopération en matière de sécurité. Il a aussi mené des initiatives au Congrès pour condamner ces violences, que lui et d'autres élus ont qualifiées de quasi-génocide.
La violence continue a relancé les appels à une réponse internationale plus ferme. À Washington, des élus ont proposé plusieurs mesures. Ils suggèrent d'imposer des sanctions et des restrictions de visa aux personnes complices des attaques. Ils proposent aussi que les accords bilatéraux américains soient conditionnés à l'engagement du gouvernement nigérian de protéger ses citoyens. Des organisations comme la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale ont tenu des auditions pour enquêter sur ces meurtres. Des responsables américains ont qualifié l'ampleur de la persécution d'« intolérable ». Pour de nombreux observateurs, le vrai problème est l'incapacité apparente du gouvernement nigérian à arrêter la violence ou à traduire les coupables en justice, et ce, malgré une aide considérable des États-Unis en matière de sécurité.
À l'avenir, l'objectif pour des élus américains comme M. Moore sera de transformer les promesses de soutien en actions concrètes. Cela signifie faire pression pour faire adopter les lois en attente. Il faudra aussi maintenir une pression diplomatique sur les administrations américaine et nigériane. Enfin, il faudra veiller à ce que le sort des personnes enlevées et des communautés persécutées reste une priorité de la politique étrangère. L'objectif immédiat reste d'assurer le retour en toute sécurité des otages des attaques de Pâques. Le défi à long terme est de mettre fin au cycle de violence qui continue de dévaster les communautés chrétiennes à travers le Nigeria.
Source: washingtontimes