Trump choisit une nouvelle directrice pour le CDC
17 avril 2026
Donald Trump a choisi la prochaine directrice de la principale agence de santé américaine. Son choix, Evelyn Hayes, est connue pour sa méfiance envers les obligations sanitaires. Cette nomination inquiète déjà de nombreux experts en santé publique.
Le président Donald Trump a annoncé son choix pour la prochaine direction des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Il a désigné le Dr Evelyn Hayes, une ancienne responsable de la santé d'un État. Elle est connue pour sa volonté de réformer les agences de santé publique et pour sa méfiance envers les obligations généralisées. Ce choix montre l'intention de l'administration de continuer à remanier la principale agence de santé du pays. L'objectif, selon ses partisans, est de lui donner une mission plus ciblée et plus responsable. La nomination arrive à un moment critique pour le CDC. L'agence fait face depuis des années à des critiques et des appels à la réforme de tout l'échiquier politique, suite à son rôle central durant la pandémie de COVID-19.
Le Dr Hayes est une médecin qui travaillait récemment comme consultante privée en santé. Auparavant, elle était la plus haute responsable de la santé publique dans un État dirigé par les Républicains. Là-bas, elle s'est fait une réputation en donnant la priorité aux considérations économiques au même titre qu'aux résultats sanitaires. Elle a aussi défendu le contrôle local des décisions de santé publique. Ses partisans la voient comme une réformatrice nécessaire qui peut simplifier le CDC, améliorer la transparence et recentrer l'agence sur sa mission principale : la lutte contre les maladies infectieuses. Cet objectif correspond à l'initiative de l'administration « Make America Healthy Again ». Ses défenseurs estiment qu'elle apportera un regard neuf et la discipline budgétaire nécessaire à une agence qu'ils jugent devenue trop grosse et dispersée.
Cependant, cette nomination a immédiatement suscité l'inquiétude de nombreux experts en santé publique et d'élus démocrates. Ils craignent que le parcours du Dr Hayes ne montre une tendance à faire passer la politique et les intérêts commerciaux avant l'intégrité scientifique. Cela pourrait affaiblir la capacité de l'agence à répondre aux futures crises sanitaires. Les critiques citent ses remises en question passées de certaines directives fédérales. Pour eux, c'est la preuve qu'elle pourrait ne pas soutenir pleinement le leadership scientifique solide et indépendant qu'ils jugent essentiel pour la mission du CDC. Ces groupes veulent renforcer les infrastructures de santé publique et voient cette nomination comme un pas en arrière.
Cette sélection est le dernier épisode d'un débat continu sur l'avenir de la santé publique aux États-Unis. Après la pandémie, les leaders républicains au Sénat ont créé un groupe de travail pour examiner des réformes législatives pour le CDC. Ils ont invoqué une perte de confiance du public et ce qu'ils ont qualifié de « dérive bureaucratique ». Beaucoup voient cette nomination comme l'effort parallèle du pouvoir exécutif pour mettre en œuvre une vision similaire. C'est une vision qui met l'accent sur la déréglementation, la prise de décision au niveau des États et un rôle plus restreint pour les agences fédérales de santé.
La nomination va maintenant être examinée par le Sénat pour confirmation, un processus devenu obligatoire pour le poste de directeur du CDC depuis 2025. Les auditions devant la commission sénatoriale de la Santé, de l'Éducation, du Travail et des Pensions s'annoncent tendues. Elles serviront de plateforme à un débat national plus large sur le rôle du gouvernement dans la santé publique. Le résultat ne déterminera pas seulement qui dirigera un atout vital pour la sécurité nationale. Il donnera aussi une indication claire de l'orientation de la politique de santé de l'administration pour le reste de son mandat.
Source: usnews