Médicaments pour maigrir : livrés à eux-mêmes, des patients cherchent des conseils en ligne

17 avril 2026

Médicaments pour maigrir : livrés à eux-mêmes, des patients cherchent des conseils en ligne

Les utilisateurs d'injections pour maigrir manquent de soutien au quotidien entre leurs rendez-vous médicaux. Une nouvelle application pourrait leur apporter l'aide dont ils ont besoin.

De plus en plus de Britanniques qui prennent de nouveaux médicaments puissants pour maigrir se tournent vers les réseaux sociaux. Ils y cherchent des conseils, car ils manquent de soutien régulier entre leurs rendez-vous médicaux. Une étude récente montre que deux tiers des utilisateurs de médicaments GLP-1, comme le Wegovy et le Mounjaro, se sentent « livrés à eux-mêmes ». Ils utilisent des forums, YouTube et TikTok pour obtenir des conseils sur leur traitement. Cette dépendance à des plateformes non réglementées inquiète beaucoup les professionnels de la santé pour la sécurité des patients.

La popularité de ces injections pour maigrir a explosé, créant une forte demande. Mais l'accès via le service de santé national, le NHS, reste limité et soumis à des conditions strictes. En avril dernier, le NHS a annoncé qu'il proposerait le sémaglutide (Wegovy) à plus d'un million de personnes pour réduire leur risque de crise cardiaque et d'AVC. Cependant, beaucoup de gens qui cherchent ce médicament uniquement pour perdre du poids doivent se tourner vers des médecins privés. Une étude d'une pharmacie en ligne a révélé qu'environ trois quarts des patients trouvent difficile de gérer leur traitement entre les consultations. Ils vont donc chercher des réponses et du réconfort sur internet.

Cette tendance est risquée. Les médecins préviennent que les réseaux sociaux ne remplacent pas un avis médical professionnel. L'agence britannique de réglementation des médicaments (MHRA) a averti à plusieurs reprises de ne pas acheter d'injections pour maigrir sur les réseaux sociaux. Elle souligne les dangers des produits contrefaits, contaminés ou mal dosés. Les experts s'inquiètent aussi des informations en ligne, qui peuvent être trompeuses ou incomplètes, surtout sur les effets secondaires et l'utilisation correcte. Fait inquiétant, la même étude a montré que 90 % des utilisateurs font confiance aux informations sur les GLP-1 qu'ils trouvent sur les réseaux sociaux.

Ce sentiment d'abandon est aggravé par les difficultés pratiques du traitement. Beaucoup de patients utilisent des méthodes simples comme des alarmes de téléphone ou des agendas pour suivre leurs doses hebdomadaires. Plus de la moitié d'entre eux admettent avoir manqué ou retardé une injection. Ce manque de régularité peut nuire à l'efficacité et à la sécurité du traitement. Pour combler ce manque de soutien, des entreprises privées commencent à lancer des applications. Ces applis aident les patients à suivre leurs doses, surveiller leurs symptômes et obtenir des conseils validés par des médecins entre les rendez-vous.

Le déploiement de ces médicaments « révolutionnaires » se poursuit. Le grand défi pour le système de santé sera de bien accompagner le nombre croissant d'utilisateurs. Le NHS élargit l'accès, notamment en encourageant les médecins généralistes à prendre en charge l'obésité, mais le système est sous pression. Sans un accompagnement professionnel et structuré avec leurs ordonnances, les patients risquent de continuer à se fier à des sources en ligne peu fiables. Cela pourrait les exposer à des dangers importants. Les organisations médicales insistent : ce sont des médicaments sérieux qui nécessitent un suivi médical, pas des produits de beauté à commander sur internet.

Source: dailystar

Publication

The World Dispatch

Source: World News API