Royaume-Uni : les prix de l'essence et du diesel baissent enfin
17 avril 2026
Les conducteurs ont subi 46 jours de hausses consécutives. La guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran avait fait flamber les prix du pétrole.
Après 46 jours de hausses constantes, les conducteurs britanniques respirent enfin un peu. Les prix moyens de l'essence et du diesel ont enregistré une légère baisse, bienvenue. Cette baisse met fin à un cycle douloureux de hausses quotidiennes commencé fin février. Vendredi, le prix moyen de l'essence sans plomb est tombé à 157,97 pence le litre, tandis que le diesel a baissé à 190,94 pence le litre.
Cette petite baisse arrive après une période très difficile pour le portefeuille des automobilistes, provoquée par l'instabilité géopolitique. Les prix avaient commencé à grimper en flèche après des frappes militaires en Iran le 28 février. Cela avait provoqué une forte hausse des prix mondiaux du pétrole. Le conflit a fait craindre des perturbations dans le transport de pétrole par le détroit d'Ormuz, une voie essentielle pour l'approvisionnement énergétique mondial. Avant cette période agitée, les prix du carburant étaient assez stables, mais dans les semaines qui ont suivi, l'essence a augmenté de plus de 25 pence le litre et le diesel a bondi de 49 pence.
La baisse récente des prix à la pompe s'explique par une chute des coûts de gros. Le pétrole brut se négocie sous la barre des 100 dollars le baril depuis plusieurs jours. Les associations d'automobilistes avaient déjà remarqué que la série de hausses record s'était presque arrêtée en début de semaine, préparant le terrain pour la baisse actuelle. La baisse des prix de gros commence maintenant à se voir dans les stations-service. C'est une lueur d'espoir pour les familles et les entreprises, qui ont vu leurs frais de transport exploser.
Les conséquences de cette longue flambée des prix sont importantes. Le coût pour faire le plein d'une voiture familiale moyenne a augmenté d'environ 14 livres pour l'essence et 27 livres pour le diesel par rapport à la période avant le conflit. Cela a aggravé la pression sur le coût de la vie pour la population. En réponse à la crise, le Premier ministre Keir Starmer s'est engagé à travailler avec ses partenaires internationaux pour atténuer les effets de la crise et rouvrir les voies maritimes vitales. Le gouvernement est aussi critiqué, car ces hausses de prix ont entraîné une forte augmentation des revenus de la TVA sur les carburants.
Pour l'avenir, la situation reste incertaine et dépend beaucoup des événements internationaux. La baisse actuelle des prix de gros suggère que d'autres réductions de plusieurs pence par litre pourraient être répercutées sur les consommateurs dans les jours à venir. Cependant, le marché est toujours décrit comme très volatil. Toute nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient ou toute nouvelle perturbation des routes d'approvisionnement pourrait rapidement inverser la tendance et faire remonter les prix. Pour l'instant, les conducteurs surveillent de près les panneaux des stations-service, en espérant que cette petite baisse marque le début d'une tendance à la baisse plus durable.
Source: yahoo