Trump assure que l’Iran a accepté de céder son uranium enrichi
16 avril 2026
Donald Trump a assuré jeudi que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi
Dans une déclaration qui a surpris la communauté internationale, le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi. Cette annonce unilatérale, faite depuis la Maison-Blanche, suggère une avancée majeure dans les pourparlers visant à désamorcer la crise nucléaire, mais elle attendait toujours une confirmation officielle de la part de Téhéran, qui est resté silencieux dans les heures qui ont suivi. M. Trump s'est montré optimiste, déclarant qu'il y avait de « très bonnes chances » de parvenir à un accord.
Cette potentielle percée diplomatique s'inscrit dans un contexte de tensions extrêmes qui dure depuis des années. Le point de rupture fut le retrait unilatéral des États-Unis, en 2018 sous la première présidence de Donald Trump, de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPOA). En réponse, l'Iran a progressivement abandonné ses engagements et considérablement accéléré son programme d'enrichissement, accumulant un stock d'uranium à des niveaux de pureté élevés, se rapprochant dangereusement du seuil nécessaire à la fabrication d'une arme atomique. Cette escalade a mené à des années de sanctions économiques sévères contre l'Iran et à une instabilité accrue au Moyen-Orient.
Selon les éléments distillés par l'administration américaine, l'accord en cours de négociation, avec la médiation du Pakistan, verrait l'Iran transférer ses stocks d'uranium hautement enrichi vers un pays tiers, une option pour laquelle la Russie s'était déjà portée candidate par le passé. En échange de ce que M. Trump a qualifié de « poussière nucléaire », Washington procéderait à une levée des sanctions qui étranglent l'économie iranienne. Les détails précis sur le calendrier et les mécanismes de vérification par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) restent cependant flous.
L'annonce a été accueillie avec une grande prudence sur la scène mondiale. Les partenaires européens, historiquement attachés à la voie diplomatique avec l'Iran, ont souligné l'impératif d'une vérification rigoureuse avant toute chose. En Israël, allié majeur de Washington mais fermement opposé à toute concession faite à Téhéran, les premières réactions ont été empreintes d'un profond scepticisme. Le souvenir des précédentes tentatives de négociation, souvent marquées par des revirements et une méfiance mutuelle, incite les observateurs à la prudence en l'absence de confirmation iranienne.
Si cet accord venait à se concrétiser, il marquerait une désescalade significative après des mois de rhétorique guerrière et d'incidents militaires. Toutefois, le chemin vers une résolution durable reste semé d'embûches. La finalisation des aspects techniques, la gestion du calendrier de levée des sanctions et la mise en place d'un régime d'inspection crédible par l'AIEA seront des étapes complexes et déterminantes. Les prochains jours seront cruciaux, suspendus à la réponse de Téhéran, qui pourrait soit valider un tournant diplomatique inattendu, soit replonger la région dans l'incertitude.
Source: journaldemontreal