Guerre en Ukraine : canons, capteurs... la recherche militaire russe utilise des humains pour tester des munitions d’artillerie
16 avril 2026
Sous couvert du "secret d’État", un institut militaire russe mène des expériences extrêmes sur des soldats pour mesurer l’impact des explosions d’artillerie et tester des substances dopantes. Véritable pilier du...
Des informations troublantes provenant de diverses sources indiquent que la recherche militaire russe a franchi une ligne éthique majeure dans le contexte de la guerre en Ukraine. Selon une enquête du média indépendant Proekt, un institut de recherche militaire affilié au ministère russe de la Défense mènerait des expériences sur des sujets humains pour tester les effets de munitions d'artillerie. Ces allégations suggèrent que des « volontaires militaires » sont utilisés pour évaluer l'impact des explosions d'armes de calibres variés sur le corps humain, dans le but d'optimiser leur capacité à « détruire ou mettre hors de combat le personnel ennemi ».
Ces tests se dérouleraient sur un terrain d'expérimentation spécialisé simulant des conditions de combat, telles que des fortifications et des positions d'équipement militaire. Les chercheurs instrumenteraient les participants avec des capteurs pour surveiller leurs systèmes cardiovasculaire et nerveux, tout en prélevant des échantillons biologiques. L'objectif principal est de mesurer précisément comment la distance par rapport à une détonation de calibre 122 mm ou 300 mm affecte les fonctions corporelles et cognitives des soldats. Ce type de recherche vise à définir des distances de sécurité, à développer des équipements de protection plus efficaces et à comprendre les limites de l'endurance humaine sur un champ de bataille saturé par l'artillerie.
L'institution au cœur de ces accusations serait l'Institut national de recherche en médecine militaire, qui, depuis 2015, serait la seule entité du ministère de la Défense officiellement autorisée à conduire des recherches impliquant des participants humains. Les révélations s'appuient sur l'analyse de publications scientifiques de l'institut lui-même et sur des déclarations de son directeur. Pour assurer le suivi des participants, un centre clinique d'une centaine de lits aurait été établi en 2018, enregistrant dès sa première année plus de 300 cas liés non seulement à des essais d'armements, mais aussi de médicaments et de vaccins.
L'identité des « volontaires » et les conditions de leur participation soulèvent de profondes questions éthiques et juridiques. Bien que les rapports ne le précisent pas formellement, le contexte de la guerre en Ukraine et les pratiques de recrutement de l'armée russe suggèrent que ces sujets pourraient inclure des prisonniers ou des conscrits soumis à une forte coercition. De telles pratiques violeraient de manière flagrante les conventions internationales régissant l'expérimentation humaine, en particulier en temps de conflit armé. Ces actions s'inscrivent dans un schéma plus large d'allégations portées contre la Russie, incluant l'utilisation d'armes chimiques comme la chloropicrine pour déloger les troupes de leurs positions défensives.
La révélation de ces tests humains a provoqué une onde de choc, soulevant la perspective de poursuites pour crimes de guerre. Si elles sont avérées, ces pratiques démontreraient un mépris total pour les normes éthiques et le droit international, dans une quête effrénée d'avantages tactiques sur le champ de bataille. La communauté internationale est désormais confrontée au défi de vérifier ces allégations et de déterminer les responsabilités au sein de la chaîne de commandement militaire russe. La réponse du Kremlin, comme pour d'autres accusations graves, consistera probablement en un démenti catégorique, qualifiant ces informations de désinformation occidentale.
Source: ladepeche